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  • Bruncher dans les Pyrénées Orientales #4 : goûter à la formule brunch de Joséphine (Thuir | 66)

    Il y a des mots qui font naître une étincelle dans mes yeux et « brunch » est l’un d’entre eux. C’est en charmante compagnie que j’ai découvert le brunch de Joséphine en ce dimanche de juillet. Au menu pour 20 euros : une boisson froide : thé glacé maison, jus d’orange pressée, mimosa ; une boisson chaude : espresso, latte caramel, chocolat viennois, … ; un yaourt grec, granola et coulis de fruits rouges ; un petit toast à l’avocat ; une gaufre catalane au jambon Serrano et fromage du coin ; une gourmandise sucrée : muffins framboise, chocolat, Brookie ou des pancakes aux fruits frais. J’ai bien aimé cette petite adresse qui se trouve au cœur du village de Thuir. Les produits étaient frais, plutôt savoureux. Le service extrêmement sympathique ce qui est vraiment agréable. Mention spéciale au yaourt grec et son granola maison, aux pancakes ainsi qu’au brookie que j’ai trouvés délicieux. Pour ma part, et j’ai un sacré appétit, j’ai estimé que les quantités étaient correctes. Je n’ai pas quitté la table avec la sensation d’avoir mangé un brunch gargantuesque mais j’étais pourtant rassasiée. Olivier est un peu plus resté sur sa faim. Les estomacs sur pattes devront peut-être compléter le menu avec une petite douceur trônant sur le comptoir ou avec une glace artisanale (le large choix proposé m’a fait de l’œil, je dois bien l’avouer – l’occasion de revenir à l’heure du goûter !)

    INFOS PRATIQUES

    2 Rue Graffan, 66300 Thuir

    Coffee shop, glacier, brunch  | Prix : Formule brunch 20 e, petites gourmandises : 3 e  | Contact :  04 30 19 77 40

  • La goûteuse d’Hitler, Rosella Postorino

    En 1943, Hitler fait recruter des goûteuses, certain que l’on cherche à l’empoisonner. Si elles sont plusieurs à prendre place dans le réfectoire de Krausendorf, à redouter la mort chaque fois qu’elles portent une cuillerée à leur bouche, le roman suit, en particulier, l’histoire de Rosa. Originaire de Berlin, elle vit avec ses beaux-parents en Prusse Orientale alors que son mari Gregor est au front. Malmenée au début par les autres femmes, Rosa va finir par se faire une place parmi les goûteuses et nous fait part de leurs actes et de leurs secrets.

    Les avis à propos de ce roman étaient dithyrambiques. J’avoue, ainsi, avoir beaucoup espéré de ce livre. La narration est bien menée, les héroïnes prennent des décisions qui montrent justement à quel point la frontière entre le bien et le mal est poreuse, surtout dans cette période particulière. Pourtant, je m’attendais à autre chose. J’ai apprécié ma lecture mais mon enthousiasme reste mesuré. Les personnages des beaux-parents sont, sans doute, ceux que j’ai trouvés les plus attachants. Pour les autres, l’histoire s’intéresse parfois à eux mais il manque des détails, l’accès à leurs pensées est trop restreint alors qu’il aurait été, d’après moi, utile. Un roman que je recommande de lire, ne serait-ce parce qu’il est inspiré de l’histoire vraie de Margot Wölk, mais qui n’est pas à la hauteur des critiques exagérément élogieuses

    « Nous sommes entrées une par une. Après plusieurs heures en attente debout dans le couloir, nous avions besoin de nous asseoir. La pièce était grande avec des murs blancs. Au centre, une grande table en bois déjà dressée pour nous. Ils nous ont fait signe de nous y installer. Je me suis assise et j’ai croisé les mains sur mon ventre. Devant moi, une assiette en porcelaine blanche. J’avais faim. Les autres femmes avaient pris place sans bruit. Nous étions dix […] A onze heures, nous étions déjà affamées. Mais cela ne tenait pas à l’air de la campagne, au voyage en autocar. Ce trou dans l’estomac, c’était de la peur. »

  • Tapas raffinées, produits frais & vins locaux au Pub à la française à Saint Cyprien (66)

    C’est par un samedi soir de la fin du mois de juin que nous sommes allés manger au Pub à la française à Saint Cyprien. Très honnêtement, je n’avais jamais entendu parler de cette adresse et, même si nous habitons à quelques minutes seulement de St Cyprien, nous ne nous étions jamais aventurés dans les rues du centre-ville alors qu’elles affichent un charme fou et surtout, je n’oublie jamais bien longtemps la nourriture, qu’elles abritent des petits restaus qui méritent qu’on s’y attable. J’ai eu un énorme coup de cœur pour Le Pub à la Française. D’abord, en raison de son décor. On tombe nez à nez avec des pièces chinées en brocante, un peu partout en France. Ici, un petit cheval à bascule, là de vieux volets. Un pan de mur où trônent des bouteilles de vin. Des fauteuils en cuir dont le dossier est de clous vêtu. Ensuite, en raison de ses assiettes et de leurs contenus. Lorsque l’immense plateau de bois, contenant un assortiment de tapas, a pris place sur notre table, on ne savait plus où donner de la tête entre les tentacules de poulpe au chorizo, crème d’ail et perles de wasabi, les huîtres au foie gras, les tempura de gambas à la bière ambrée, la burratina et tomates à l’ancienne, le fish and chips (et oui, faut pas oublier qu’on est dans un pub !), les petits poivrons verts, les endives et le magret au Banyuls. Il n’est pas resté une miette de ce festin et j’ai profité que mes comparses discutent pour me resservir de la burratina, engloutir 4 ou 5 patatas bravas supplémentaires et prendre une part – qui ne me revenait pas de droit – d’un brick au fromage de chèvre. Mon estomac connaissait déjà un plaisir infini lorsqu’on nous a proposé un dessert. Enfin, des desserts. Et là, l’explosion des saveurs, une fois encore. La crème brûlée délicatement parfumée et crémeuse à souhait, la glace au sésame noir, le sorbet à la mangue, l’ananas : tout était absolument délicieux. Pour finir, parlons addition. J’ai trouvé que pour la qualité, le soin apporté à la présentation, au mariage réussi et audacieux des saveurs, les quantités servies, les prix – entre 5,5 et 8 euros pour chaque assiette de tapas – étaient complètement cohérents. On y retournera c’est certain ne serait-ce que pour les tentacules de poulpe qui restent notre plat coup de cœur.

    INFOS PRATIQUES

    35 avenue du Roussillon, 66750 St Cyprien

    Restaurant et bar à tapas, vins, bières, concerts hebdomadaires | Prix : entre 5,5 et 8 euros les tapas | Contact : ‭+33 7 86 68 60 33‬

  • Bruncher à Barcelone : 2 adresses : Trópico et Brunch & Cake

    Pendant le mois de février, nous avons passé un week-end à Barcelone, l’occasion de bruncher le dimanche … et le samedi ! Oui, je suis incorrigible. Deux adresses testées et approuvées. Les voici.

    TrópicoCarrer del Marquès de Barberà, 24

    On commence par Trópico. Quand on entre dans ce restaurant, le décor coloré et exotique offre un premier dépaysement qui va laisser place à celui qui s’invite dans l’assiette. Concrètement, on retrouve les grands classiques du brunch : les pancakes, les toasts d’avocat, les oeufs Bénédicte mais avec des notes latines. On a beaucoup aimé les plats salés. J’avoue avoir été moins séduite par les pancakes et le nappage au chocolat, trop amer pour mes papilles.

    Brunch & Cake, Carrer del Rosselló, 189

    Énorme coup de cœur pour cette deuxième adresse. Il faut dire qu’on a dû jouer des coudes pour avoir une table. Je te rejoue la scène. Nous arrivons devant l’un des deux restaurants Brunch & Cake. On nous annonce une attente d’une heure. Je suis enceinte de 7 mois et donc encore plus affamée qu’à l’ordinaire. Le serveur nous indique qu’il existe un autre restaurant à 15/20 min où il y a de la place. Ni une ni deux, nous voici marchant au pas de course, talonnés par d’autres clients qui comptent eux aussi se goinfrer de pancakes. Pour que ma motivation reste intacte, Olivier me fait faire la liste de tout ce que je rêve de manger. Je ne faiblis pas et nous poussons les premiers la porte de Brunch and Cake. Au menu, de la brioche perdue, des œufs brouillés, un toast d’avocat et un donut dont le moelleux hante encore mon palais. De nombreux plats sont sans sucre ajouté et l’ensemble de la carte est gourmand tout en restant sain.
  • Découvrir la cuisine Nikkei, parfaite fusion des gastronomies japonaise et péruvienne grâce au chef Ruben Gomez (Pollestres – 66)

    Pour une fois, ce n’est pas moi qui aie poussé la porte d’un restaurant et me suis installée à une table mais les réalisations du chef Ruben Gomez qui se sont invitées dans mon salon. Tout part d’un concours organisé par la pétillante blogueuse @kikimagtravel. A remporter ? Un plateau de sushis préparé par Ruben Gomez. Mais pas les sushis que toi et moi pouvons acheter en grande surface ou dans une chaîne – bien que certaines proposent des réalisations plus qu’honorables – non, nous sommes avec Ruben Gomez sur du sushi haut de gamme. A tous les amoureux des mets fins, savoureux et délicats, je vous exhorte de goûter à ses créations issues de la cuisine Nikkei, une fusion aussi étonnante que détonnante entre le Japon et le Pérou. Ruben Gomez n’est pas péruvien mais vénézuélien et a travaillé en Espagne, à Haïti et en France où il a rejoint celle qui deviendra sa femme. Je te laisse imaginer les belles influences que tu peux retrouver dans sa cuisine ! La rencontre gustative entre l’Amérique latine et du Japon est une vraie réussite. Les fleurs, les aromates, le parfum délicat du riz, la fraîcheur du poisson, tout a été un enchantement. Tu l’auras compris, il n’est pas resté une miette des 32 sushis présents dans notre menu. Parlons prix, nous avons eu la chance de gagner une formule à 50 euros avec un ceviche délicieux en guise d’entrée et 32 sushis. Mais Ruben Gomez propose, pour 60 euros, des réalisations mettant à l’honneur des produits plus nobles et plus recherchés. Il va sans dire que, pour que pour les besoins de cet article, nous allons être obligés de goûter à cette deuxième option.

    Pour saliver devant les créations de Ruben Gomez et surtout pour les commander, vous pouvez le contacter par téléphone : 0622766029, via Instagram @rubenhomezfr ou sur Facebook : Ruben Gomez.