La voleuse de livres de Markus Zusak

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Pour certains, plage rime avec détente et repos. Pour moi, ça rime plutôt avec lecture. J’ai amené ce livre dans mes valises cet été afin qu’il m’accompagne sur les plages seychelloises. Très souvent, je suis impatiente de finir le livre que je tiens dans les mains, je le dévore, je parcours les lignes et les mots à une vitesse folle. Là, il n’en a été rien.La voleuse de livres de Markus Zusak est une œuvre à part. On refuse que notre lecture se finisse. On savoure chaque page. On fait perdurer le plaisir du texte le plus longtemps possible.Seule l’identité du narrateur devrait vous convaincre déjà qu’il vous faut lire ce roman. En effet, la personne qui vous raconte l’histoire de la voleuse de livres, c’est la Mort. Drôle de conteuse.

« Une présentation s’impose.

Un début.

J’allais manquer à tous mes devoirs.

Je pourrais me présenter dans les règles, mais ce n’est pas vraiment nécessaire. Vous ferez bien assez tôt ma connaissance, en fonction d’un certain nombre de paramètres. Disons simplement qu’à un moment, je me pencherai sur vous avec bienveillance. Votre âme reposera entre mes bras. Une couleur sera perchée sur mon épaule. Je vous emporterai avec douceur. (…)

Ce qui m’amène au sujet dont je veux vous parler ce soir, ou ce matin – qu’importent l’heure et la couleur. C’est l’histoire de quelqu’un qui fait partie de ces éternels survivants, quelqu’un qui sait ce qu’être abandonné veut dire. Une simple histoire en fait, où il est question, notamment :

  • D’une fillette;
  • De mots;
  • D’un accordéoniste;
  • D’Allemands fanatiques;
  • D’un boxeur juif;
  • Et d’un certain nombre de vols.  »                                                                                               (Chapitre 1)

Ce livre fait partie des livres dont vous n’oublierez pas le titre, qui ne se rangent pas parmi les innombrables lectures que vous avez faites, que vous avez appréciées, mais qui ne vous ont pas marqués outre mesure. Ce livre vient occuper une place particulière, précieuse, unique. Lorsque vous le refermez parce que, malgré vos efforts pour le faire durer encore et encore, vous l’avez achevé, vous restez quelques instants le regard dans le vague, la main sur la couverture et vous demeurez un fragment de seconde dans une formidable hébétude.

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