Nos étoiles contraires de John Green

image

Il y a une semaine, tandis que je suis dans l’avion pour relier Chiang Mai à Phuket, je farfouille dans l’application iBooks de mon iPad à la recherche d’un livre à me mettre sous la dent. Voilà que je tombe sur Nos étoiles contraires donc j’avais téléchargé la version numérique en début d’année poussée par les exclamations enjouées de plusieurs de mes élèves qui s’étaient alarmées :  » quoiiiiiiiiiiii ?!!!! Madame !!! Vous ne connaissez pas Nos étoiles contraires (regard désemparé face à l’enseignante ignorante). Mais c’est un livre on l’a lu en même pas 3 jours et on a adoréééééé ! » Mon Dieu me dis-je alors, un brin moqueuse, il faut que j’aille feuilleter cette merveille qui pousse des ados de 15 ans, qui hurlent à la mort lorsqu’on leur donne 1 mois pour lire les 169 pages de Candide – « Non mais madame on a une vie privée en dehors du lycée et on a pas le temps !!!!! » – à dévorer un roman avec une telle ferveur. Je m’apprête donc à en faire la lecture avec plusieurs aprioris :

1- Ça va être cucu la praline (expression disparue de la langue française depuis 1960 que je tente de réhabiliter)

2- Ça va être mal écrit

3- C’est certain, l’auteur fait mourir un des deux ados à la fin pour faire pleurer dans les chaumières

Je me plonge dans le roman et je me surprends à en apprécier le contenu. Le spitch le voici : Hazel, 16 ans, atteinte d’un cancer, fréquente, avec peu d’enthousiasme, un groupe de soutien. Elle y fait la connaissance d’Augustus. Le courant passe immédiatement entre eux deux. Elle lui fait découvrir son livre préféré Une impériale affliction de Peter Van Houten, lequel se termine brusquement, laissant sous silence le sort réservé aux personnages du roman. Ils décident alors de se rendre à Amsterdam afin d’obtenir des réponses de la part de l’auteur.

Chapitre un

L’année de mes dix-sept ans, vers la fin de l’hiver, ma mère a décrété que je faisais une dépression. Tout ça parce que je ne sortais quasiment pas de la maison, que je traînais au lit à longueur de journée, que je relisais le même livre en boucle, que je sautais des repas et que je passais le plus clair de mon immense temps libre à penser à la mort.

♥ Certes, le livre penche parfois vers le pathos mais l’émotion que le lecteur ressent n’est pas forcée. Les deux personnages, qui nous sont proposés, méritent que l’on suive leur route. L’humour est dosé avec justesse, l’histoire vraiment intéressante. Et quand j’ai versé ma petite larme, je me suis dit que mes élèves avaient bien eu leur revanche !

4 commentaires sur « Nos étoiles contraires de John Green »

  1. Personnellement, j’ai 15 ans et j’ai pas aimé Nos étoiles Contraires (préférant vraiment lire Candide..)
    J’ai trouvé que c’était du facile qu’il s’est pas cassé la tête Mr Green.. Il a pris une histoire triste dont il était sur que ça allait marcher.. Franchement j’ai trouvé ça… Nul..

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis assez d’accord avec toi sur la facilité de l’histoire : on prend deux jeunes malades et on sait qu’on va faire pleurer dans les chaumières mais malgré tout je ne me suis pas ennuyée à le lire !

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s