Se laisser entraîner dans La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

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« Sur le chemin long et éprouvant, / Faut-il de l’alouette mépriser le chant ? » C’est à la suite de cette citation d’Anne Brontë que le roman s’ouvre. Sans doute fallait-il pressentir que la beauté de cette citation annonçait la beauté du roman.

Plusieurs générations d’une famille qui se retrouvent et qui dénouent des secrets enfouis. L’Histoire en toile de fond. La Cornouailles comme décor. Les ingrédients nécessaires pour m’emporter dans la lecture de ce livre. Lucy, infirmière à Londres, connaît un été 2014 des plus désastreux et fait le choix de retrouver la ferme de sa grand-mère, Maggie, afin de renouer avec ses racines. Mais les années 1939-1943 hantent Maggie qui nous transporte dans les immuables instants de son adolescence, une époque durant laquelle Will et Alice vivaient à ses côtés en Cornouailles. Une ferme qui voit des amours se faire et se défaire et qui semble prête à confier tous ses secrets. 

La ferme du bout du monde. Quand j’ai découvert que le roman était chaleureusement recommandé par Karen Viggers, l’auteur de La Mémoire des embruns, l’une de mes derniers lectures, (article ici) je n’ai pas été surprise. Les éléments qui font la réussite de ces deux livres sont similaires. Alors que je suis insensible voire réfractaire aux descriptions interminables que je survole souvent au cours de mes lectures, j’ai pris un plaisir certain à découvrir le tableau de la Cornouailles esquissé par Sarah Vaughan. Souvent proches d’hypothyposes, ses descriptions nous immergent totalement dans le comté britannique. On oscille entre les époques avec aisance et plaisir. Les personnages sont attachants et mystérieux. La plume de l’auteur appréciable. Et il faut bien le dire l’histoire est saisissante. Il est temps de se laisser entraîner en direction de la ferme du bout du monde. 

PROLOGUE

« La femme tourne le dos à l’océan et aux vents violents qui en montent par bourrasques : une longue bâtisse de granit tapie sur sa falaise. Depuis plus de trois cents ans elle est là, surveillant les champs d’orge et les troupeaux de vaches Ayrshire, qui paissent lentement, déplacent avec langueur leur masse d’un brun-roux tranchant sur le vert luxuriant. Elle monte la garde cette ferme, cette ferme, aussi immuable que les rochers, bien plus que les dunes mouvantes, elle regarde la haie débordant sur la route et prenant au piège les rares automobilistes – car peu s’aventurent jusqu’à ce lieu, qui surplombe, de très haut, la mer. Les détails changent avec les saisons – l’aubépine qui fleurit puis se dépouille, le ciel meurtri par la pluie qui s’illumine ensuite, la récolte rase.ebler en meules hisurtes qui seront entreposées dans la grange …La vue, elle, reste la même : un ruban de route, s’éloignant de cette portion isolée de la côte, montant vers la tapisserie de champs pour rejoindre le cœur de la Cornouailles et le reste de la Grande-Bretagne.

7 commentaires sur « Se laisser entraîner dans La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan »

  1. Je l’ai vu en librairie et rien que parce qu’il se passait dans les Cornouailles, j’avais envie de le lire. Mais j’ai du retard, il faut que je lise d’abord les Nymphés Noirs que tu m’avais conseillé !
    Bon courage pour le retour 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. COucou ma brunette ! Oui les. Ympheas j’avais beaucoup aimé ! Celui ci est génial aussi ! Dans un autre style et je vais me dépêcher d’écrire l’article j’ai mais adoré Re-vive l’empereur qui est une vraie pépite !!!

      J'aime

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