La ville orpheline de Victoria Hislop

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Elle est l’une des écrivaines étrangères du moment. Victoria Hislop. Une singularité ? Inscrire ses fictions dans l’Histoire de l’Europe du Sud et décider que ses personnages prendront part aux grands événements du XXème siècle. Mais voilà que j’écris cet article et que je me rends compte que j’ai passé sous silence une première lecture passionnante de Victoria Hislop Le Fil des souvenirs. Un roman qui m’a accompagnée durant notre road trip américain et dont la lecture a été absolument palpitante. Lorsque j’ai vu que l’auteur avait d’autres sagas historiques à son actif, je n’ai pas hésité et La ville orpheline s’est immédiatement retrouvée entre mes mains. Mon enthousiasme a été moindre – il faut dire que je n’avais formulé que des louanges dithyrambique concernant Le Fil des souvenirs – mais l’intrigue demeure néanmoins extrêmement haletante et offre un délicieux moment de lecture. 

On y découvre Aphroditi et son mari, riches propriétaires d’un hôtel de luxe qui vont voir leur établissement sombrer après qu’un putsch grec a plongé l’île de Chypre dans une climat chaotique. Forcés de quitter la ville de Famagouste, le couple laisse derrière lui toute sa fortune ainsi que l’amant d’Aphroditi. Dans la ville abandonnée, deux familles appartenant chacune aux deux camps ennemis : grec et turc persistent à rester et vont devoir survivre silencieusement afin d’éviter que l’armée ne prenne connaissance de leur présence. 

Famagouste était d’or. La plage, les corps des vacanciers et les existences de ceux qui s’y étaient établis, tout était doré par la chaleur et la bonne fortune. L’union du sable, fin, pâle, et de la mer turquoise créait la plus parfaite des baies du bassin méditerranéen, et l’on venait du monde entier jouir de ses températures douces, goûter le plaisir voluptueux des eaux calmes qui venaient gentiment vous caresser. On y avait un avant-goût du paradis. L’ancienne cité fortifiée, avec ses solides murailles médiévales, se dressait au nord de la station balnéaire, et les touristes s’inscrivaient à des visites guidées pour s’instruire sur ses origines, admirer les plafonds voûtés, les détails sculptés et les contreforts de la magnifique bâtisse qui avait autrefois été la cathédrale de Saint-Nicolas et qui accueillait dorénavant une mosquée. Ils découvraient les vestiges de son histoire ancienne, remontant au quatorzième siècle, écoutaient les récits des Croisades, de la prospère dynastie des Lusignan, de l’arrivée des Ottomans. 

8 commentaires sur « La ville orpheline de Victoria Hislop »

  1. Alors je n’avais jamais entendu parler de cet écrivain, bon en même temps, la lecture qui était l’une de mes passions a malheureusement un peu été délaissée depuis que je travaille devant écran et depuis ce satané internet qui m’emmène d’une page à l’autre…Pour revenir à ce livre, le synopsis a l’air tentant !

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