Des cookies & des livres | Mes lectures du moment #1.

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Cela faisait longtemps que la littérature ne s’était pas invitée sur le blog. Et ce n’est pas faute de lire. Ces derniers temps, je dévore les ouvrages que j’avais entassés sur ma table de nuit en me promettant de consacrer un peu de temps à mon loisir préféré. J’ai réfléchi à un format agréable pour présenter mes dernières découvertes et j’ai décidé que tous les mois, tous les deux mois, je proposerai une sélection de mes lectures du moment.

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Lecture #1 : En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut | Ceci est mon histoire vraie, avec des mensonges à l’endroit, à l’envers, parce que la vie c’est souvent comme ça. | C’est ainsi que s’ouvre le roman d’Olivier Bourdeaut qui narre son enfance auprès d’une mère loufoque, merveilleusement hors du commun, et un père qui suit sans hésitation aucune cette femme qu’il aime follement. Il se dégage du personnage féminin, souffrant de bipolarité, le lecteur le saisit assez vite, un charme indéniable. Elle refuse de vivre comme tout le monde, elle entraîne sa famille dans sa démence et leur offre de préciseuses années de fantaisie. Le père, lui aussi, est un protagoniste auquel on s’attache parce qu’il mise sur cette existence singulière aux côtés d’un être qui l’est tout autant. Ses pensées, issues d’un journal que l’auteur a trouvé, s’entremêlent au récit du narrateur. Ces deux voix se complètent, viennent au secours l’une de l’autre et créent un récit qui se savoure. 

« J’étais conscient que sa folie pouvait un jour dérailler, ce n’était pas certain mais, avec un enfant, mon devoir était de m’y préparer, il ne s’agissait plus désormais de mon seul destin, un bambin y serait mêlé, le compte à rebours était peut-être lancé. Et c’est sur ce peut-être que tous les jours nous dansions et faisions la fête. »

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Lecture #2 : La chambre des merveilles de Julien Sandrel | Thelma est une mère obnubilée par sa carrière. Un jour son fils, Louis, traverse la rue sur son skate, déçu qu’elle ne lui prête pas attention. Il est percuté par un camion. Si son état ne s’améliore pas, les médecins débrancheront son respirateur. Thelma trouve un carnet contenant toutes les merveilles que Louis désire vivre. Elle décide de les accomplir à sa place et de les raconter à son fils en espérant qu’il revienne à la vie. Un roman très sympa, dont la lecture est rapide et aisée. On se prend d’affection pour cette mère qui tente de réaliser les rêves de son enfant et qui ne reculera devant rien, se dépassant sans cesse. Il s’agit sans doute d’un roman pour adolescents mais j’ai apprécié l’authenticité et la simplicité – le terme n’est pas péjoratif – de La chambre des merveilles.

Extrait du carnet des merveilles. Vivre une journée de ouf à Tokyo avec la personne que j’aime le plus au monde (pour le moment maman)

Faire une razzia de cartes ultra-rares au Pokemon Center d’Ikebukuro !! Assiter à un mariage traditionnel au Meiji-jingu (Avec kimonos et tout …) Me laisser porter par la foule du Shibuya Crossing, les yeux fermés Me faire tatouer par Tomo Tomo le tatoueur des stars (adresse : Tokyo-to, Shinjuku-ku, Kabukicho, 1 Chrome -12-2) Dîner dans un izakaya, demander une carte en japonais sans photo, commander 5 éléments au hasard … et tout manger ! Miam miam. 

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Lecture #3 : Dans le jardin de l’ogre de Leïla Slimani | Achevé il y a quelques jours seulement, ce roman m’a captivée, gênée, glacée le sang. Il faut dire que le sujet est plutôt délicat puisque le personnage principal Adèle souffre de nymphomanie. Esclave de pulsions sexuelles, obsédée par le désir d’être possédée, d’être désirable, Adèle est rongée par une insatisfaction qui se manifeste sur tous les plans. Certaines pages sont crues, visant une précision des gestes, des sensations, des émotions mais Leïla Slimani ne flirte pas avec la vulgarité, elle parvient à dire la souffrance d’un être à la merci d’un inassouvissement perpétuel. 

« Il l’accompagne à la station de taxi, écrase ses lèvres contre son cou. Adèle s’engouffre dans la voiture, sa chair encore gorgée d’amour, les cheveux emmêlés. Saturée d’odeurs, de caresses et de salive, sa peau a pris une teinte nouvelle. Chaque pore la dénonce. Son regard est mouillé. Elle a un air de chat, nonchalant et malicieux. Elle contracte son sexe et un frisson la parcourt. tout entière, comme si le plaisir n’était pas totalement consommé et que son corps recelait des souvenirs encore si vivaces qu’elle pourrait à tout instant les convoquer et en jouir. Paris est orange et désert. le vent glacial a balayé les ponts, libéré la ville des passants, rendu les pavés à eux-mêmes. Enveloppée dans une épaisse cape de brouillard, la cité offre à Adèle un terrain de rêverie idéale. Elle se sent presque intruse dans ce paysage, elle regarde à travers la vitre comme on pose l’oeil sur le trou d’une serrure. » 

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Lecture #4 : Art de Yasmina Reza | Un peu de théâtre et cela fait du bien. Une comédie contemporaine dont le succès n’est plus à prouver, j’avais visionné des extraits de la mise en scène mais jamais lu le texte de Yasmina Reza. Le scénario ? Serge a acheté une toile blanche une somme exorbitante et Marc, son ami, en a qualifiant de « merde » entraîne un conflit auquel va être mêlé Yvan, le troisième ami. Ce qui est jouissif dans cette pièce c’est que de la dispute liée au tableau découle une série de non dits entre les personnages qui règlent leur compte, quitte à aller trop loin dans leur propos. 

MARC. Serge, tu n’as pas acheté ce tableau deux cent mille francs ? 

SERGE. Mais mon vieux, c’est le prix. C’est un ANTRIOS ! 

MARC. Tu n’as pas acheté ce tableau, deux cent mille francs !

SERGE. J’étais sûr que tu passerais à côté. 

MARC. Tu as acheté cette merde deux cent mille francs ?! 

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Lecture #5 : Aux petits mots les grands remèdes de Michaël Uras | Dernière lecture du moment qui m’a accompagnée pendant mon voyage aux Cinq Terre. Alex est bibliothérapeute et soigne ses patients en leur prescrivant des livres. Entre le joueur de foot, le jeune ado défiguré, l’adulte n’ayant à l’esprit que son travail, le personnage recommande ses lectures qui doivent venir apaiser les souffrances des uns et des autres. Je dirais que ce roman s’adresse à un public averti dans la mesure où il faut être un amoureux de la littérature pour l’apprécier. C’est la raison pour laquelle je l’ai vraiment aimé. Les références nombreuses à certains ouvrages peuvent lasser un lecteur du dimanche. Elles peuvent aussi donner envie de découvrir les oeuvres mentionnées mais j’ai plutôt penché pour la première option. Quelques longueurs sur la fin du roman mais j’ai savouré ce que j’ai reçu comme un hymne aux Livres. 

Nom du patient : Alexandre 

Constat : Alexandre vient de se séparer de sa compagne Mélanie. Enfin, pour être plus précis, Mélanie a décidé de quitter Alexandre et le domicile conjugal. Il n’y a aucun rapport avec le film de Truffaut. Un fil délicieux, par ailleurs. Mélanie ne supportait plus la relation d’Alexandre aux livres. Une passion dévorante, dit-on. Comme toutes les passions, les vraies. Et d’autres choses, encore, qu’elle ne supportait plus. Nous en reparlerons plus tard. Donc, elle est partie, comme ça, le laissant seul. Enfin, pas si seul, puisqu’il lui reste ses livres. Alexandre est dans une situation difficile, d’où cette fiche. Cependant, il continue à travailler. Son métier l’aide à surmonter cette épeuve. Il veut reconquérir Mélanie. 

Pistes de travail : Lire pour tenter de séduire à nouveau. Ouvrage conseillé pour Alexandre : Sören Kierkegaard, Le Journal du séducteur 

Remarque : Je suis Alexandre.

PS : La recette des cookies qui se trouvent sur la photo arrive très vite ! 

Cheesecake au citron

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Il fait partie de mes desserts préférés avec les cookies, les gâteaux au chocolat, les charlottes, les flans, carrot cakes, … Bon ok. La liste est longue. Il n’empêche qu’un cheesecake à la fin d’un repas personne ne dit non et surtout pas moi. Cette fois-ci, il est au citron et honnêtement l’association de cet agrume avec le fromage fait des étincelles. C’est parti ! Il te faut : 

  • 125 g de spéculos 
  • 70 g de beurre 
  • 200 g de philadelphia 
  • 250 g de fromage à tartiner 
  • 200 g de crème liquide 
  • 5 feuilles de gélatine 
  • 80 g de sucre 
  • Le jus et le zeste d’un citron 

Placer les spéculos dans un sac congélation et réduire en miettes les spéculos. Transvaser dans un saladier. Faire fondre le beurre au micro-ondes et l’ajouter aux biscuits. Verser dans le fond d’un cercle à pâtisserie. Réserver au frais. Placer la gélatine dans un saladier rempli d’eau froide. Battre en chantilly la crème. Ajouter les fromages. Bien mélanger. Ajouter le sucre puis le jus et le zeste du citron. Faire fondre au micro-ondes la gélatine quelques secondes et ajouter au mélange. Repartir l’appareil sur la base spéculos et laisser prendre au frais 4 heures au moins. 

Affiche déco : Dans cette maison à imprimer

En jetant un coup d’oeil aux statistiques du blog, j’ai remarqué que l’affiche « Things to do » que j’avais proposée, il y a quelques années, était l’un des articles les plus consultés.  J’ai donc réalisé une nouvelle petite création vantant les règles de la maison à encadrer dans son salon ou à poser sur la commode de l’entrée.

(Le lien vers le PDF se trouve sous l’affiche. )

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Pour télécharger l’affiche : Dans cette maison-12

Cinque Terre | TRAVEL DIARY

Suis moi. Je t’amène, pour la deuxième fois, aux Cinque Terre, en Italie. Un petit coin de paradis où mer et villages se confondent, où le linge virevolte aux fenêtres, où la vie s’écoule au rythme de la Dolce Vita, où la nourriture est un ravissement, les couleurs des maisons un enchantement et où l’amour te réserve bien des surprises.

Musique folklorique, bibliothèque à couper le souffle, fresques murales & bière pour une poignée d’euros (avec modération, je te prie) : 4 jours à Dublin & ses environs

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Je louchais depuis plusieurs années sur la capitale irlandaise. Je ne saurais dire pourquoi elle m’attirait tant. L’ambiance conviviale qui semblait y régner. La présence importante du street art. L’envie de pénétrer dans la bibliothèque de Trinity College, les yeux écarquillés, le coeur battant face à ces milliers de livres.  Autant de raisons qui ont motivé une visite en avril dernier.

INFOS PRATIQUES 

Comment se déplacer ? A pied. La ville est plutôt petite et arpenter ses rues en marchant permet de ne pas en perdre une seule miette. En bus sinon. C’est le moyen de transport que nous avons choisi pour rejoindre Howth. 

Quand partir ? Le routard conseille les mois de juin et septembre. Pendant notre séjour, il a plu une seule fois et le temps a été assez doux.

Quel budget ? Avion depuis Barcelone 100 euros (pour 2). L’hébergement le plus intéressant rapport qualité prix emplacement que nous ayons trouvé était un air b and b. Harrington St Dublin Studio 11 Nous avons mangé pour environ 25/30 euros par repas (pour 2) Mais il est possible de réduire la note en achetant un pique-nique au supermarché et en mangeant dans un des jolis parcs de Dublin. 

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ITINERAIRE

Jour 1 : On arrive aux alentours de 15 heures dans le centre ville. On se promène dans Temple bar. On file dans un bar écouter un groupe jouer en live. On découvre le street art dans les rues adjacentes aux pubs.  Puis, on dîne chez Fallon & Byrne, 11-17, Exchequer St. Sous-sol à la déco cosy. Belles planches de fromages et de charcuteries à accompagner d’un verre de vin. 

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Jour 2 : On part à la recherche des fresques murales de Portobello. Et on passe toute la matinée à se promener dans ce quartier très sympa. 

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On met le cap sur Trinity college et sur The Long Room. (14 euros / pers) Dire que cette visite était la raison de ce voyage serait un brin hyperbolique mais elle figurait dans mon top 3 et je n’ai pas été déçue. Une immense salle – 65 m de long – contenant des livres par milliers. Couvertures de caractère, échelles pour se hisser en haut des étagères. Un lieu d’exception qui fait aimer les bouquins aux moins littéraires des touristes. On admire la façade de Sweny’s Pharmacy. Une pharmacie datant de 1847 à laquelle James Joyce fait référence dans Ulysse. Un petit tour au Saint Stephen’s Green. On mange chez La Cocotte, 1, Kildare St. Salades, sandwiches, plats. C’est simple mais c’est bon et idéalement situé près du National Gallery que l’on découvre l’après-midi. Rapide coup d’oeil à l’atelier de Francis Bacon. On traverse la General Post Office et on termine l’après-midi en faisant un peu de shopping. On mange le soir dans notre air b and b qui est équipé d’une kitchenette. 

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Jour 3 : On monte dans le bus 31 a sur Abbey St Lower. Billet aller-retour 3,3 euros. Une heure plus tard, nous voilà à Howth. Ce petit port est à découvrir si tu restes quelques jours dans le coin de la capitale. Il y a une promenade à faire qui longe les falaises. Les paysages sont à couper le souffle et on oublie que Dublin se trouve seulement à 12 km. La pluie s’est invitée à la fête durant notre petite marche et on a trouvé refuge dans le restaurant The House, 4, Main St. La cuisine était délicieuse, raffinée et je me souviens encore du dessert au chocolat que j’ai pu y déguster. L’après-midi, en flânant dans le port, on a pu observer un phoque et c’est après cette belle rencontre que nous avons rejoint Dublin. 

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Jour 4 : On s’excentre un peu pour aller admirer les daims au Phoenix Park. Une énorme averse nous surprend, on s’abrite dans un petit salon de thé au coeur du parc. Il est déjà l’heure de se rendre à l’aéroport, cette petite escapade dublinoise nous ayant convaincu de prévoir, dans les prochaines années, un road trip irlandais. 

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Psst ! La visite de Dublin en vidéo, ça donne ça :