7 coups de coeur : Marrakech

Notre voyage à Marrakech, en septembre 2011, a été très mouvementé. Toutefois, mais surtout heureusement, nous avons eu plusieurs coups de cœur en découvrant cette ville.

Le premier coup de cœur a incontestablement été le jardin de Majorelle. Végétation luxuriante, bleu profond, bruit lointain de l’eau qui s’écoule dominent dans ce splendide jardin.

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Le deuxième coup de cœur a été l’hôtel dans lequel nous avons séjourné : Riad Villa Wengé. Les chambres sont spacieuses, merveilleusement décorées. Je crois qu’il est bon, également, que je précise que l’établissement possède un spa sur le toit. Seul inconvénient : l’emplacement du riad qui se trouve au beau milieu de la Médina, ce qui ne simplifie pas vraiment l’accès aux visites et restaurants de la ville.

Le troisième coup de cœur a été la médersa Ben Youssef qui est en fait une ancienne école coranique. L’architecture du lieu est d’une incroyable beauté.

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Le quatrième coup de cœur a été les tombeaux Saadiens qui abritent les sépultures de plusieurs rois. Le calme qui émane de ce jardin vous invitera à faire une petite pause à l’ombre d’un des nombreux bananiers qui peuplent cet havre de paix.

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Le cinquième coup de cœur est un restaurant : Al Fassia qui est une adresse plutôt chic à Marrakech. Nous y avons dégusté un tajine dont nous nous souvenons encore. Enchantement des papilles garanti !  Il se trouve au 55 boulevard Mohammed-Zerktouni.

Le sixième coup de cœur a été la contemplation du monument qui domine, majestueusement, Marrakech : le minaret de la Koutoubia.

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Enfin, le septième coup de cœur, a été le palais de la Bahia, magnifique demeure datant de la fin de XIXe siècle, possédant une superbe cour ombragée.

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Pour lire d’autres articles sur notre voyage au Maroc, c’est par ici : https://cooktravelbook.wordpress.com/category/voyages/maroc/

Calme et sérénité dans les montagnes de l’Atlas

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Il suffit de s’éloigner un peu de Marrakech pour découvrir un paysage surprenant : celui des montagnes du haut Atlas occidental.

Toujours à bord de notre Kangoo flamboyante – on ne change pas une équipe qui gagne – nous rejoignons la vallée de l’Ourika, au sud de Marrakech puis nous empruntons la route d’Imlil. Nous traversons Asni, petite ville berbère et Moulay-Brahim où les femmes viennent accrocher des rubans aux branches des arbres dans l’espoir d’accueillir bientôt un enfant. Nous continuons encore notre chemin sur la route d’Amizmiz pour rejoindre enfin le magnifique lac de Lalla-Takerkoust.  

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Le paysage, aux couleurs ocres, prédomine et invite à une longue contemplation. Nous nous arrêtons au Flouka, Auberge et Restaurant du lac, vaste restaurant qui surplombe un décor superbe. Adresse raffinée mais la note est salée.

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Nous remontons dans notre voiture et nous nous engageons sur la route du Tizi-N-Test que le Guide du Routard décrit comme l’une des plus belles et des plus impressionnantes routes de montagnes du Maroc. Nous descendons jusqu’à Ijoukak afin d’observer les coloris envoutants du paysage mais le temps file à une allure folle et nous décidons de faire demi-tour afin de rejoindre Marrakech avant que la nuit ne tombe.

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Vers le Grand Sud marocain : Essaouira

Lors de notre voyage à Marrakech, nous avons décidé de nous rendre dans la ville que le Guide du routard présentait comme le Saint-Malo marocain : Essaouira. Drôle de comparaison penserez-vous et pourtant …

A bord de notre Kangoo flamboyante, nous effectuons les 172 kilomètres qui séparent les deux villes, croisant sur notre passage des compagnons de route extraordinaires.

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Une nuée de mouettes se dissipe et nous apercevons Essaouira qui se dresse, majestueuse, devant nous.

Après avoir garé notre voiture dans un drôle de parking en terre où le frein à main n’est pas de mise puisque les véhicules y sont déplacés, au fil de la journée, selon l’affluence, nous rejoignons le port qui se trouve derrière les remparts.

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Puis, nous nous aventurons dans la médina, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, bien plus calme et accueillante que celle de Marrakech puisque les engins à moteur y sont proscrits.

Notre estomac criant famine, nous faisant halte au Nectar, un petit restaurant qui se tient dans un coin de la place Khaima, où nous savourons un tajine raisins secs et oignons caramélisés diablement copieux et divinement bon.

C’est rassasiés que nous nous dirigeons vers la magnifique plage d’Essaouira qui s’étend à perte de vue. Nous sommes loin de Marrakech. Le temps s’écoule avec une lenteur très appréciable.

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Nous optons pour une balade dans la ville puis nous retrouvons notre Kangoo de compétition et c’est le cœur lourd que nous disons adieu à Essaouira.

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La vie devant soi de Romain Gary

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Il y a des rencontres qui changent votre vie. Il y a des événements qui changent votre vie. Il y a des livres qui changent votre vie.

La vie devant soi de Romain Gary fait parti de ses livres qui ont bouleversé ma manière de voir les choses, qui m’ont montré quelle voie était la mienne. Je remets tout ça en contexte. Durant mon année de quatrième, il y a deux rencontres. La première : Madame Forest qui fait partie de cette catégorie prestigieuse des enseignants qui parviennent à vous passionner (catégorie dans laquelle j’espère un jour figurer). J’aime déjà énormément le français mais elle exacerbe véritablement ma passion. La deuxième : un livre. Je ne connais pas l’auteur mais l’histoire de cet homme : Romain Gary qui a écrit sous un pseudonyme : Émile Ajar pour s’assurer que ses lecteurs achetaient ses livres pour leur qualité et non pas parce que son nom était écrit sur la couverture m’interpelle déjà. Petite précision : à cet âge, me prenant sans doute pour une érudite parce que j’ai déjà lu Les Misérables, je hais les livres qui usent d’un vocabulaire familier. J’ai déjà laissé dans un coin Vipère au poing outrée à la vue d’un « merde ». Mais n’ayez crainte je ne vais pas jouer la bourgoise coincée bien longtemps.

J’ouvre La vie devant soi et c’est l’hécatombe.

Le langage familier y est très présent mais une poésie extrême se dégage du roman parce que La vie devant soi c’est avant tout une histoire d’amour : celle qui scinde Madame Rosa, ancienne prostituée juive ayant connu Auschwitz et Momo, fils de pute comme il le dit avec beaucoup de naturel, puisque qu’après tout c’est ce qu’il est : un fils de prostituée, petit garçon arabe d’une dizaine d’années. Sous sa familiarité apparente, Momo nous fait redécouvrir le langage. Il utilise les mots dans leur sens premier et détourne donc des expressions figées de la langue française. Ayant, par exemple, entendu les adultes parler d’avortement pour dire qu’une femme n’est plus enceinte, Momo va utiliser le verbe avorter dès l’instant où l’idée de mort est présente.Pourtant, ce qui saisit immédiatement c’est l’extrême vérité des paroles de Momo et la formule : « La vérité sort de la bouche des enfants » prend tout son sens.

« Chez nous c’est encore plus vache que dans la nature, car il est interdit d’avorter les vieux quand la nature les étouffe lentement et qu’ils ont les yeux qui sortent de la tête. Ce n’était pas le cas de Monsieur Hamil , qui pouvait encore vieillir beaucoup et mourir peut-être à cent dix ans (…) C’était quand même triste pour Monsieur Hamil d’être conduit pour pisser et je la les ai laissés là car moi je trouve qu’il faut pas chercher la tristesse. »

Beauté des mots, beauté des sentiments, beauté de l’humanité -et ça c’est rare – tel est le programme attrayant de La vie devant soi.

Laissez-vous charmer, émouvoir, saisir par les formules de Momo :

« Dans la vie, c’est toujours la panique »

 » (…) et il soignait tout le monde du matin au soir même plus tard »

« Je crois que c’est les injustes qui dorment le mieux, parce qu’ils s’en foutent, alors que les justes ne peuvent pas fermer l’œil et se font du mauvais sang pour tout ». Autrement ils seraient pas justes »

« Je raconte ça pour mettre un peu de bonne humeur »

« Le bonheur, c’est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre à vivre. On est pas du même bord lui et moi et j’ai rien à en foutre ».

Alors diantre!  précipitez-vous dans une librairie et laissez doucement le récit de Momo changer votre vie.